Ligue des champions : un Vitinha magistral guide le PSG vers une victoire maîtrisée contre Tottenham

Comme un air de déjà-vu au Parc des Princes : un ancien Parisien qui revient briller dans son ancien jardin, comme pour rappeler à tous ce qu’il sait faire. Les supporters du PSG ont encore eu droit au scénario qu’ils connaissent trop bien. Cette fois, c’est Randal Kolo Muani qui a ramené cette sensation piquante, en signant mercredi un doublé assorti d’une passe décisive… face à un club auquel il appartient toujours.
Ce coup d’éclat n’a pourtant pas suffi pour faire basculer les Parisiens, secoués mais loin d’être abattus. En l’absence de Dembélé (laissé sur le banc) et de Doué (forfait), et alors que Khvicha Kvaratskhelia n’a jamais trouvé la bonne carburation, Vitinha a pris les commandes. Déjà cerveau du jeu parisien, le Portugais s’est mué en sauveur à deux reprises, répondant instantanément aux réalisations de Tottenham.
La première fois dix minutes après le but initial de Richarlison : servi en retrait par Ndjantou, Vitinha déclenche une frappe sans contrôle, aidée par la barre transversale pour terminer au fond. Puis, lorsque Kolo Muani redonne l’avantage aux Spurs au retour du vestiaire (50e), il remet Paris à égalité presque aussitôt (53e) d’un enroulé du gauche aux abords de la surface.
Dembélé rejoue enfin
Cette réaction ouvre enfin le robinet offensif parisien. Plus agressifs à la récupération, plus incisifs dans leurs attaques, les joueurs de Luis Enrique inversent la tendance. Fabian Ruiz met d’abord le PSG devant pour la première fois du match (59e), puis Pacho creuse l’écart en surgissant dans la surface après un corner mal négocié par la défense londonienne (65e).
Mais cette soirée devait irrémédiablement porter la signature du duo Kolo Muani – Vitinha. L’attaquant de Tottenham s’offre un deuxième but pour relancer les siens, avant que Vitinha ne termine son chef-d’œuvre : penalty obtenu puis transformé par lui-même (76e), scellant un triplé mémorable dans une rencontre pleine de rebondissements.
Le Parc a donc eu droit à tout : des buts, du spectacle, une vieille habitude entretenue par un ex, et même le retour d’Ousmane Dembélé, entré en jeu à la 79e minute.
Avec cette victoire, le PSG réagit parfaitement après sa déception face au Bayern (1-2) et s’installe à la troisième place de son groupe de Ligue des champions. Prochain déplacement dans quinze jours sur la pelouse de l’Athletic Bilbao.
Ski alpin : Lara Gut-Behrami forfait pour les JO — son avenir sportif désormais incertain

La skieuse tessinoise de 34 ans souffre d’une rupture du ligament croisé antérieur et du ligament latéral interne, accompagnée d’une atteinte méniscale. Le diagnostic, confirmé mercredi soir, a été communiqué jeudi par la fédération suisse.
« Je m’attendais à vivre des mois bien différents et j’avais vraiment hâte de débuter cette nouvelle saison », confie la championne, qui espérait conclure sa carrière exceptionnelle en beauté sur les pistes italiennes de Cortina, un terrain où elle a souvent brillé.
Au lieu d’un au revoir triomphal, la double gagnante du globe de cristal (2016, 2024) et deuxième du classement général la saison passée laisse désormais « toutes les options ouvertes », comme l’a indiqué Swiss Ski.
« Mon unique priorité, pour l’instant, est de guérir et de retrouver l’intégralité de mes capacités. Ce n’est qu’à ce moment-là que je pourrai envisager la suite », explique-t-elle.
Deux titres mondiaux à Cortina
Attendue au bloc opératoire « au cours de la semaine prochaine », selon sa fédération, la skieuse de Comano avait chuté jeudi dernier lors d’un entraînement de super-G à Copper Mountain, dans le Colorado, dans des conditions de visibilité particulièrement mauvaises.
Si la gravité de la blessure n’a pu être confirmée qu’après son retour en Suisse dimanche, l’inquiétude était immédiate, d’autant qu’elle avait déjà subi une lourde blessure au genou gauche lors des Mondiaux 2017 de Saint-Moritz.
Alors au sommet du ski mondial, elle avait ensuite traversé plus de deux ans de difficultés avant de retrouver son meilleur niveau dès 2020, notamment en géant, et de redevenir l’une des reines de la vitesse.
Les JO 2026 de Milan-Cortina, « organisés dans sa seconde patrie, l’Italie », représentaient son dernier grand défi. « Son absence sera un vrai manque, sur le plan sportif comme humain », a regretté Beat Tschuor, l’entraîneur principal des Suissesses.
Championne olympique de super-G aux JO 2022 de Pékin, Lara Gut-Behrami entretenait un attachement particulier pour le domaine de Cortina, où elle a décroché deux titres mondiaux en 2021 (géant et super-G), ainsi que quatre de ses 48 succès en Coupe du monde.
Cyclisme : Geraint Thomas nommé à la tête de la direction sportive d’Ineos

Dans un communiqué publié ce jeudi, l’équipe britannique a précisé que Geraint Thomas « travaillera en étroite collaboration avec Sir Dave Brailsford, le directeur de la performance Scott Drawer et l’ensemble du management afin d’apporter son expertise sur la stratégie de course, le recrutement, le développement des coureurs et la préparation sportive ».
Figure respectée du peloton, Thomas a pris sa retraite début septembre, au terme de la dernière étape du Tour de Grande-Bretagne, une arrivée symbolique dans sa ville natale de Cardiff.
Double champion olympique de poursuite par équipes (Pékin 2008, Londres 2012), il a ensuite effectué toute sa carrière sur route chez Sky puis Ineos. D’abord fidèle lieutenant de Chris Froome lors de ses quatre succès sur le Tour de France entre 2013 et 2017, il s’est ensuite affirmé comme leader à part entière, décrochant lui-même la Grande Boucle en 2018.
« Cette équipe a toujours été ma maison, depuis mes débuts. Endosser ce nouveau rôle me paraît comme une évolution naturelle. J’ai énormément appris auprès de mes coéquipiers et du staff, et j’ai envie de m’appuyer sur nos réussites passées pour continuer à faire progresser le projet », confie Thomas, surnommé « G », dans le communiqué.
Après avoir régné sans partage sur les années 2010, Ineos a vu son influence diminuer ces dernières saisons face à des armadas comme UAE ou Visma-Lease a Bike. L’équipe demeure toutefois une structure majeure du cyclisme mondial et a récemment renforcé son effectif avec l’arrivée de deux Français : Kévin Vauquelin et Dorian Godon, qui rejoindront la formation lors des prochaines saisons.
Football : la section amputés de l’OM vise, elle aussi, une épopée en Ligue des champions

Sous un mistral bien installé, les joueurs de la section amputés de l’OM enchaînent leurs exercices sur les pelouses de l’OM Campus. Coups de pied arrêtés, séquences de conservation, oppositions à effectif réduit, plaisanteries entre partenaires… tout ressemble à une séance classique. Seul le bruit sec des béquilles résonnant sur le sol rappelle que cet entraînement possède une particularité.
« À quelques adaptations près, c’est exactement du football, et c’est ce que mes joueurs souhaitent : être considérés comme des valides. Alors je ne tiens jamais compte de leur handicap », explique à l’AFP Karim Belounis, entraîneur de cette équipe mise en place par l’OM en janvier. Le club phocéen est, avec le Paris FC, le seul de Ligue 1 à disposer d’une section destinée aux joueurs amputés.
Pablo Longoria, le président olympien, confirme l’importance de cette initiative. « Cette équipe fait partie intégrante de notre identité, de ce que nous voulons construire avec le programme Treizième Homme et l’ensemble de nos projets. Comme toutes nos autres sections, ces joueurs représentent pleinement l’OM et portent nos couleurs avec fierté », souligne-t-il.
Parmi ceux qui défendront les couleurs marseillaises lors du week-end d’ouverture du championnat (joué à sept), les parcours sont marqués par la résilience : l’un a été touché par balles lors d’une opération militaire au Mali, un autre a subi un accident avec un motoculteur, deux joueurs ont été renversés par des voitures, le gardien est né sans main droite et l’un d’entre eux a volontairement choisi l’amputation pour mettre fin à des années de douleurs au genou.
« Une thérapie »
La plupart ont longtemps évolué dans le football avant leur accident, à l’image du capitaine Jérôme Raffetto, ancien joueur de Ligue 2 sous les couleurs de Cannes. « Mes idoles étaient Papin, Waddle, Pelé… J’ai toujours rêvé d’évoluer un jour à l’OM. Alors y être aujourd’hui, c’est quelque chose d’immense », confie celui qui a perdu sa jambe gauche à 25 ans, renversé par une voiture sur un parking.
À 45 ans, il n’a plus la vitesse de ses plus grandes années, mais son toucher de balle reste remarquable. Lors d’une opposition en fin de séance contre les U15 des Minots de Marseille, les jeunes joueurs constatent immédiatement que sa qualité technique, sa précision et sa vision du jeu n’ont pas disparu. « Courir avec des béquilles, frapper, se déplacer, positionner son corps, tout ça, il faut le réapprendre. Mais avoir joué à haut niveau aide énormément », explique-t-il.
Romain Abellan, formé à Nîmes, s’est lui aussi rapidement adapté après son amputation en 2021. « Quitter le football n’a jamais été une option pour moi », affirme-t-il. « Pour moi, c’est une véritable thérapie. Cela m’a permis de rester debout et de continuer à avancer. Sans ce sport, je n’aurais sans doute pas vécu le handicap et l’amputation de la même façon », ajoute le Biterrois.
Judo : la Fédération internationale autorise le retour complet de la Russie, avec drapeau et hymne

La décision, qualifiée de « première » par Moscou depuis le début de l’invasion de l’Ukraine en 2022, entre en vigueur dès le Grand Slam d’Abu Dhabi 2025, dont le coup d’envoi est prévu ce vendredi, a annoncé la Fédération internationale de judo.
La Fédération russe n’a pas tardé à saluer ce choix, qu’elle considère comme « historique ». « Nous remercions l’IJF pour cette décision attendue depuis longtemps, juste et courageuse », a déclaré son président, Sergueï Soloveïtchik.
En 2023, suivant les recommandations du Comité international olympique, l’IJF avait permis le retour des athlètes russes et bélarusses sous statut neutre — une mesure qui avait conduit l’Ukraine à boycotter les Mondiaux de Doha.
Puis, en juin dernier, les judokas bélarusses avaient été totalement réintégrés lors des Mondiaux de Budapest.
Désormais, la Fédération internationale estime que la situation a évolué. « Compte tenu des derniers développements, notamment la pleine représentation nationale rétablie pour les athlètes bélarusses, il est approprié d’autoriser les judokas russes dans les mêmes conditions », justifie l’IJF, dont Vladimir Poutine avait longtemps occupé le rôle de « président honoraire ».
Aucun judoka russe n’avait participé aux Jeux de Paris sous bannière neutre, leur fédération ayant jugé les modalités imposées « humiliantes » et choisi de boycotter les épreuves.
Selon l’IJF, le retour complet de la Russie devrait « renforcer le niveau des compétitions tout en respectant les principes d’équité, d’inclusion et de respect » chers à l’instance internationale.
À noter qu’en octobre 2022, la Fédération internationale de boxe (IBA) avait déjà autorisé les Russes et Bélarusses à concourir avec leurs symboles nationaux. Une posture qui n’avait pas empêché le CIO d’exclure l’IBA de la famille olympique en 2023, pointant des problèmes majeurs de gouvernance.